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Dimanche 18 février 2007

Pardon pour les mises à jour peu nombreuses ces temps mais je suis très occupé à côté. Je vais tâcher de mieux faire par la suite.

A très bientôt pour des news toutes fraiches!

par Tom publié dans : Présentation
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Jeudi 15 février 2007

Je vais vous présenter ici des données concernant la récupération. Vous pourrez ainsi mieux doser vos entraînements notamment après les compétitions.

 

Délais de récupération et altérations en fonction de la durée et distance de l'effort

Durée de l'effort

Distance en fonction du niveau

Délais de récupération

Altérations (course à plat)

<30 min

<10 km

8 jours

Stock de glycogène

45 min-1h

<20 km

8-15 jours

Stock de glycogène

1h15-1h40

<30 km

15-21 jours

Stock de glycogène + protéines contractiles

2h-2h30

<42,195 km

21-28 jours

Stock de glycogène + protéines contractiles + sels minéraux

3h-3h30

<50 km

28-35 jours

Stock de glycogène + protéines contractiles + sels minéraux

>5h

<75 km

50-90 jours

Stock de glycogène + protéines contractiles + sels minéraux

>10h

<150 km

90-120 jours

Stock de glycogène + protéines contractiles + sels minéraux

 

Vous en savez maintenant un peu plus alors bonne récup'... ;-)

par Tom publié dans : Méthodologie
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Mardi 13 février 2007

L'entraînement en altitude provoque une acclimatation de l'ensemble de l'organisme en raison de la raréfaction de l'oxygène et de son taux plus faible dans le sang. Après le retour en plaine, ces modifications créent une élévation temporaire de la capacité de performance en endurance.

 

Les modifications favorables à l'amélioration de la performance sont:

 

   -  l'augmentation des globules rouges et de l'hémoglobine qui provoque un meilleur transport de l'oxygène et donc une augmentation de la capacité de performance en endurance;

 

   -  l'amélioration de la capillarisation et donc une meilleure irrigation sanguine dans les fibres musculaires;

 

   -  l'augmentation des réserves de myoglobine qui entraîne une augmentation des réserves d'oxygène intracellulaire du muscle;

 


   -  la multiplication du nombre de mitochondries avec élévation de l'activité enzymatique aérobie.

 


Les facteurs problématiques voire défavorables sont les suivants:

 

    -  sur activation du métabolisme des hydrates de carbone qui conjuguée à un régime alimentaire insuffisant peut aboutir à une carence chronique en ces derniers, avec un catabolisme renforcé des protéines ;

 

   -  plus grande perte d'eau du fait de la plus forte intensité de charge pour une même vitesse par rapport à un entraînement en plaine ce qui induit une augmentation de la sudation avec perte d'électrolytes ;

 

   -  affaiblissement du système immunitaire ;

 

   -  diminution de la capacité tampon des bicarbonates ;

 

   -  intensification du travail du cœur en raison de l'élévation du coefficient de la viscosité du sang.

 


Dans l'ensemble, les facteurs bénéfiques semblent l'emporter de sorte qu'il faut s'attendre à une amélioration de la capacité de performance lors du retour à la compétition à basse altitude. Les effets sont de 2 semaines, après ils deviennent de plus en plus négligeables puis disparaissent.

 

Toutefois il faut prendre en compte quelques points essentiels:

 

   -  l'entraînement en altitude sert de préparation à une compétition prévue en plaine ou en lieu situé sous 1500m d'altitude. Il ne peut être utilisé qu'avec des sujets ayant déjà une très forte capacité d'endurance;

 

   -  des modifications adaptatives marquées apparaissent au bout des deux premières semaines, 2 ou 3 semaines semblant suffisantes;

 

   -  les effets positifs augmentent avec la fréquence des séjours en altitude et l'adaptation croissante;

 

   -  l'altitude la plus favorable se situe entre 3000m et 3500m;

 

   -  au bout de quelques jours d'acclimatation, les performances à l'entraînement doivent être les mêmes qu'en plaine, et les entraînements doivent être identiques. Par contre les pauses de récupération entre les séances doivent être plus longues;

 

   -  il faut pallier, par un régime alimentaire adapté, les pertes prononcées d'eau, d'électrolytes et d'hydrates de carbone. Il est conseillé de se peser souvent pour voir si l'on ne perd pas trop de poids;

 

   -  au moment du retour en plaine il faut 2 à 5 jours de réaccoutumance pouvant amener une baisse temporaire de performance puis le haut niveau de capacité d'endurance qui vient d'être atteint subsiste encore 2 à 3 semaines. Il est évident que les compétitions prévues doivent se situer dans cette période.

 

Les effets et les délais d'acclimatation étant très différents selon les individus il est préférable de faire son premier stage en altitude au cours d'une occasion autre que la préparation à une compétition importante pour pouvoir le moment voulu réutiliser les observations recueillies lors de la première tentative et corriger les différentes erreurs faites à cette occasion.

 On peut donc dire que l'entraînement en altitude a des répercutions favorables sur l'amélioration de l'endurance s'il est correctement effectué, en tenant compte des caractéristiques individuelles.

 Mais nous pouvons noter actuellement une nouvelle tendance qui est de vivre en altitude (au moins 12h par jour) et de s’entraîner en plaine. Cela permet de bénéficier de tous les avantages de ce type d’entraînement en éliminant les effets négatifs. Ceci reste évidemment réservé à une certaine catégorie de personnes car cela représente une organisation assez lourde et potentiellement onéreuse.

par Tom publié dans : Données scientifiques
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Samedi 10 février 2007

Je vais vous présenter ma semaine préférée pour gagner en vitesse. Je la place une fois par mois car la vitesse, quelque soit la distance que l'on court, reste essentielle. Bien sûr en période spécifique elle ne sera pas forcément adaptée mais par contre dans une phase de développement des qualités, je la trouve super.

   -  lundi: footing cool 1h

   -  mardi: 2x(8x200m) entre 105 et 110% de VMA avec 1' de récupération entre les répétitions et 3 à 5 minutes entre les séries. (On peut aussi très bien faire que 8 à 10x200m avec r=1')

   -  mercredi: footing cool 1h

   -  jeudi: VMA longue du style: 1200m+1000m+800m+500m+1000m+500m. Récupérations: 2'-1'50''-1'30''-1'10''-1'30''. Exemple d'allures: respectivement 90%-93%-94%-96% VMA. A moduler selon le temps de récupération pris et la forme du jour. Mais quoi qu'il en soit, il faut toujours courir à un pourcentage élevé de sa VMA pour que ce soit efficace (pas plus de 2000m et pas moins de 85% de sa VMA).

   -  vendredi: repos

   -  samedi: footing 1h avec 2x12' rapides (allure seuil; ce fameux seuil d'accumulation des lactates si controversé fera l'objet d'un billet prochainement ;-))

   -  dimanche: footing long entre 1h15' et 1h30'.

par Tom publié dans : Entraînement
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Mardi 6 février 2007

Voici quelques règles d'optimisation des réserves en glycogène (réserves en sucre que l'on a au niveau du muscle et du foie (=hépatique)):

 

   1. Immédiatement après l'arrêt de l'effort, il est recommandé d'ingérer des "sucres rapides" (à index glycémique élevé) pour maximaliser au plus vite la réplétion glycogénique pendant la première heure de la phase de récupération. Il est important d'appliquer ce principe à l'entraînement et lors des récupération.

Donc les gourmands vous pouvez vous lâcher (dans les limites du raisonnable quand même ;-) ) pendant l'heure qui suit votre effort. Bonne nouvelle non??!

 

   2. Ensuite, les rations glucidiques préférées seront composées de "sucres lents" (à index glycémique moyen ou faible) tels que les dérivés polymériques de glucose (type pâtes, semoule, riz).

 

   3. Un régime hyperglucidique (70%) est conseillé pour optimaliser les stocks en glycogène et augmenter la performance pour les épreuves d'endurance.

 

De plus, la déplétion du glycogène est corrélée avec l'apparition de la fatigue. Il vaut donc mieux avoir un stock élevé si l'on veut réaliser de bonnes performances dans les sports d'endurance. Cela passe aussi par un apprentissage de l'utilisation préférentielle des lipides avec une mise en réserve des glucides mais nous verrons ce phénomène dans un prochain billet.

par Tom publié dans : Données scientifiques
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