Publié le 14 Décembre 2011

Pour qui souhaite se muscler, le travail en salle sur les machines de musculation ou encore l'utilisation de poids libres semblent incontournables. Il existe pourtant d'autres techniques comme l'électrostimulation ou encore les élastiques ! De quoi s'agit-il ? De bandes de caoutchouc qui peuvent être utilisées de milles façons. Par exemple avec un côté attaché à un point fixe (mur, espalier…), l'autre mobilisé par le corps de l'athlète. Ainsi utilisées, les bandes élastiques offrent une résistance progressive au mouvement. Mais activent-elles le muscle de manière aussi prononcée que le travail de musculation plus traditionnel ? Une équipe italienne répond à cette question.

  • Résultats

La sollicitation musculaire moyenne évaluée par Electromyogramme (EMG) était similaire dans les deux cas (bandes élastiques vs poids). En revanche, les élastiques semblaient engendrer une activation plus importante des fibres musculaires rapides alors même que le mouvement restait très contrôlé. Cette étude comme d'autres du même aquabi, font des bandes élastiques une nouvelle technique à disposition des coachs sports mais aussi santé.

 


 

Référence 
Muscle fatigue induced by two different resistances: Elastic tubing versus weight machines. Melchiorri G, Rainoldi A . J Electromyogr Kinesiol. 2011.

 

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Rédigé par Thomas

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Publié le 7 Décembre 2011

 

Courir haut pour courir vite

L'entraînement en altitude pose un sérieux problème. Tous les athlètes d'endurance de haut niveau (ou presque) l'utilise alors qu'aucun consensus scientifique n'appuie son efficacité. On ne sait même pas comment faire. Faut-il s'entraîner haut et vivre au niveau de la mer ou l'inverse ? Et pourquoi pas un peu des deux ! Telle est la proposition émise par une équipe australienne. Les athlètes ont vécu 3 semaines en altitude en combinant des séances réalisées sur place et d'autres en plaine.

  • Résultats

La combinaison d'une vie en altitude et d'un entraînement mixte (altitude et mer), s'est avérée plus efficace que l'entraînement réalisé uniquement en altitude ou au niveau de la mer. Autrement dit, un nouveau pattern d'entraînement pourrait s'imposer. A condition bien sûr d'être capable de descendre puis monter quotidiennement 1500m ou 2000m sans laisser trop d'énergie et d'argent dans le voyage. A condition également de fermé les yeux sur les gains obtenus. L'entraînement mixte améliore la performance de 1,1% sur 3 km. C'est beaucoup et peu à la fois. Ce gain que nous pouvons qualifier de « relativement faible » s'explique par le fait que la consommation maximale d'oxygène est augmentée sans amélioration concomitante de l'économie de course, du seuil lactique ou de la vitesse.

Après cette étude comme avant, on n'a toujours pas compris pourquoi presque tous les athlètes d'endurance de haut niveau courent en altitude pour courir plus vite encore en plaine.

 


Référence

Effectiveness of intermittent training in hypoxia combined with live high/train low. Robertson et al. Eur J Appl Physiol (2010) 110:379–387 

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Rédigé par Tom

Publié dans #Données scientifiques

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