Publié le 23 Mars 2012

 

Savez-vous que 20% seulement de l'énergie que nous consommons, est convertie en mouvement par notre corps ? Le reste se transforme avant tout en chaleur. On comprend vite que lors d'un exercice soutenu, la chaleur s'accumule dans l'organisme. Heureusement, nous disposons d'un système très ingénieux pour éviter la surchauffe : la transpiration relayée par l'évaporation. Tout irait pour le mieux si la transpiration n'engendrait une perte de liquide qu'il convient de remplacer dans les plus brefs délais. Une déshydratation égale à 2% du poids de corps suffit à faire calencher les performances en endurance ainsi que les capacités mentales. On imagine le risque pour la santé du sportif. Plus encore s'il fait chaud ! Dans ces conditions, chacun sait ce qu'il convient de faire…

Il est généralement conseillé de boire 200 ml d'eau toutes les 20 minutes. La température idéale du liquide se situe entre 8 et 13°C. Du sel peut être ajouté à la boisson ou aux aliments quand la transpiration est abondante. Pour se convaincre de la nécessité d'ajouter un peu de sel à sa ration, il suffit de gouter une perle de sueur qui coule au coin de la lèvre. On sent alors que le corps a perdu un « paquet de sel ».

Ne croyons-pas pour autant qu'il existe une recette valable pour tous. Les réponses individuelles sont excessivement variables. Alors comment savoir si l'on a besoin de beaucoup s'hydrater ou non ?

Le premier indice nous est donné par la sensation de soif. L'homme dispose d'indicateurs internes dédiés à sa survie. La soif fait partie de ses ressources qui nous poussent à boire quand le corps en éprouve le besoin. Généralement l'écoute du corps suffit à éviter les gros coups durs. Mais pas toujours. Il arrive que ce ressenti soit dépassé (fatigue, climat…). On peut alors écouter d'autres « messages » envoyés par le corps. Comme les frissons qui signent une déshydratation déjà avancée ou encore l'urine peu présente et/ou très concentrée. Sinon il nous reste les règles de prudence qui recommandent de boire peu à la fois, mais assez souvent. 


Référence 
Maughan RJ, Shirreffs SM. Dehydration and rehydration in competative sport. Scand J Med Sci Sports. 2010;20 Suppl 3:40-7.

 

 

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Rédigé par Thomas

Publié dans #Données scientifiques

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